
Labra minima
CARTE BLANCHE AUX DOCTORANT·ES
Exposition En suspens, du 27 au 31 janvier 2025, Salle d’exposition Alban Denuit, Maison des Arts, Pessac, avec Océane Maireaux.
Labra minima, installation, dimensions variables, 6 pierres polies, marbre de Carrare (bianco statuario), calcaire, pierre de rivière, marbre de Saint-Pons-de-Thomières (Kuros perle de nacre).
Le terme de labra désignait à l'époque romaine des blocs de marbre semi-fini que l'on transformait en bassins de fontaine. Ceux-ci étaient envoyés vers les régions très chaudes pour rafraîchir les espaces ou enrichir les bâtiments publics, les complexes de bain, les riches intérieurs de l'aristocratie italienne ou les jardins. Le terme de labra reste très vague puisque cela peut s'apparenter à la fois à une vasque ou un bassin, grand ou petit. Pour être un labra, l'objet doit être en pierre et doit permettre d'accueillir une dose minimale d'eau. Ces vasques creusées et polies selon les techniques de polissage en atelier évoquent la dose minimale d’eau nécessaire à l’obtention d’un beau poli. Celle-ci va déterminer la profondeur de creusement de chaque pierre. Ainsi, la matière influence le geste sculptural et le système de goutte à goutte qui alimente continuellement les vasques complète le vide laissé par le polissage.